Le trésor des Juristes, 2/4
4 août 2008
Classé sous Feuilleton juridique hebdomadaire, Ma vie mon oeuvre
Mots-clefs: Feuilleton de l'été, Le Trésor des Juristes
Eh voilà le 2ème opus de la saga de l’été, spécial juriste. Je m’excuse par avance du retard dans la publication de ce billet mais vous le savez bien, le secret du succès, c’est de se faire désirer !
![]()
Profitez bien de votre lecture et à très vite !
Le silence. C’est ce qui frappa le plus Charlotte. Le brouhaha incessant des enquêteurs avait laissé place, peu à peu, à un silence pesant. Un silence de mort. Tour à tour, ils avaient quitté la maison familiale des Dalloz en emportant ce qui était indispensable à leur enquête. Ils avaient minutieusement fouillé le bureau de son père.
C’était son endroit préféré. Son refuge. Son havre de paix. Chaque fois qu’il avait une affaire difficile à défendre, Jacques Dalloz s’enfermait pendant des heures dans son bureau. Quand elle était petite, Charlotte se postait derrière la porte et pouvait parfois l’entendre à travers l’ouverture, parlant seul à haute-voix, peaufinant le moindre détail de sa plaidoirie. Méticuleux, consciencieux étaient les principales qualités de cet avocat. Il aimait son travail plus que tout. Jacques Dalloz avait toujours affirmé que le jour où il serait écœuré par son travail, il « prendrait le large », naviguerait vers de nouveaux horizons. La passion, c’était tout ce qui importait pour lui. Sans passion, sans émotions, il lui était impossible de défendre un cas. D’ailleurs, le privilège, l’avantage qu’il tirait d’être son propre patron, était que cela lui permettait, à sa guise, de refuser les affaires qu’il ne « sentait » pas. Peu importait que le suspect soit ou non innocent, pour lui, seuls les motifs comptaient et avaient une réelle signification. Ces dernières années, il avait ralenti le rythme. L’arrivée de nouveaux associés dans son cabinet lui avait permis de profiter un peu plus de sa famille. Charlotte avait toujours eu le sentiment que son père s’en était voulu de ne pas être assez présent pour elle et Pierrick. La naissance de Mélanie lui avait permis de se racheter en quelque sorte. Il avait gouté aux joies de la paternité à nouveau et s’était promis de ne pas réitérer les mêmes erreurs que par le passé. Mais désormais, Mélanie n’aurait plus de père. Cette pensée emplit Charlotte de tristesse. Elle se devait d’être, à présent, plus impliquée dans la vie de sa demi-sœur. Et également dans celle de sa belle-mère. Estelle était, elle aussi, une « Dalloz ».
D’un regard, Charlotte balaya la pièce. Les enquêteurs n’avaient pas fait de quartier. C’était un vrai champ de bataille. Le bureau de Jacques Dalloz avait perdu son âme. Sans forces, Charlotte était incapable de faire un pas de plus. Elle ne pouvait se résoudre à entrer dans la pièce. De son vivant, Jacques Dalloz s’opposait catégoriquement à ce que quelqu’un y mette les pieds. Et transgresser cet interdit aujourd’hui, ce serait comme accepter le fait qu’il soit mort. Et Charlotte ne pouvait s’y résigner. Pas encore. Bientôt.
Elle traversa le grand couloir qui menait à son ancienne chambre, celle qu’elle occupait lorsqu’elle était enfant. Une sorte de pèlerinage. Un nécessaire retour aux sources.
Les semelles de ses chaussures étaient comme lestées de plomb. Elle avait l’impression de marcher au ralenti. Elle ne savait pourquoi, mais elle ressentait de l’appréhension à mesure qu’elle s’approchait de son ancienne chambre. Qu’allait-elle y trouver derrière ? Cela faisait peut-être 5 ans qu’elle n’y avait plus mis les pieds. En ouvrant la porte, elle s’aperçut que rien n’avait changé. Chaque objet, chaque affiche, était à sa place. Elle était surprise. Surprise que son père n’ait pas transformé cette pièce. Surprise qu’il attache une si grande importance aux choses. Elle ne le savait pas matérialiste, sentimental. Le fait qu’il ait laissé sa chambre ainsi, intacte, en disait finalement long sur la tendresse et l’affection qu’il portait à sa fille. Jacques Dalloz n’était pas très démonstratif. Ses sentiments, il ne les exprimait que rarement. D’ailleurs, les seuls qu’il savait exprimer, étaient la colère et la rancune. Des sentiments forts, presque incontrôlables, lorsqu’ils émanaient de lui.
En revanche, il était incapable de montrer de l’attachement ou de l’intérêt à quelqu’un. Cela ne voulait pas dire pour autant qu’il n’en ressentait pas. Cela signifiait plutôt qu’il en avait peur.
Peur de se montrer faible, vulnérable. Lui qui incarnait une image autoritaire, lui qui affichait constamment un aplomb, une assurance démentielle se devait de n’être jamais pris en défaut de fragilité, de compassion ou de poltronnerie. Il devait se montrer fort, en toutes circonstances. Même lorsque par un froid matin d’hiver de 1960, il avait enterré son père et consolé sa mère. C’était probablement la dernière fois qu’il goûtait à la tendresse véritable d’une mère pour son enfant. Juste avant de devenir un homme. Juste avant de remplacer l’image paternelle auprès de ses 4 frères et sœurs.
« Il a insisté pour conserver ta chambre dans l’état après ton départ. »
Charlotte sursauta. Pierrick était appuyé dans l’encoignure de la porte.
« Estelle m’envoie te dire qu’elle aimerait que tu restes dormir au manoir ce soir. Moi aussi d’ailleurs… On a besoin de toi ici. » souffla t’il.
« Bien sûr. Je crois que je vais rester à la maison quelques jours. »
A la maison ? Cela faisait des années qu’elle n’avait plus appelé le manoir, sa maison. Visiblement, ce retour dans le passé, ce bond en arrière l’avait mise dans tous ses états.
« Tu peux la garder si tu veux… »
« Quoi donc ? »
« Ta chambre ! Tu préfères rester seule peut-être ? » s’inquiéta Pierrick.
« Non, non » dit-elle. « Quelle heure est-il ? »
Cette question lui parut stupide tout à coup. A quoi bon s’inquiéter de l’heure qu’il était, alors même que sa famille avait besoin d’elle. Qu’avait t’elle de si urgent à faire que cela ne puisse attendre quelques jours ?
« Oh laisse tomber ! On s’en fout de l’heure qu’il est. » s’emporta t’elle.
« Charlotte, tu es sûre que ça va ? » demanda Pierric. Son regard était réellement empli d’inquiétude.
« Oui ça va aller Pierrot. Je crois bien que j’ai encore du mal à réaliser ce qui vient de se passer? C’est tellement irréel. Papa assassiné… Par qui ? Pourquoi ? Et puis je n’ai aucune idée de qu’il faut faire, de ce qu’il faut dire. J’ai peur de ne pas être à la hauteur. Je ne sais pas comment me comporter envers Estelle, encore moins envers Mélanie. »
« Papa avait tout prévu. » chuchota t’il. « Il avait tout prévu pour les obsèques. Quelques jours avant sa mort. Je ne sais pas ce que ça signifie. »
« Qu’il savait que sa vie était en danger sûrement… Je sais qu’il y avait des tensions ces derniers temps au cabinet. Paul m’en avait parlé. Beaucoup de procès perdus. Des temps difficiles pour le cabinet. » divulgua t’elle.
Paul, elle l’avait complètement oublié. Elle avait oublié son futur époux. Sur les traces de son passé, elle s’était détachée du futur.
« Je ferais peut-être bien de faire un tour au cabinet et de voir comment Paul encaisse la nouvelle. »
« Reviens-nous vite » entendit-elle. A son tour, Estelle avait rejoint le frère et la sœur.
« Je ne sais pas quoi te dire Estelle. Je ne sais pas. »
Un sentiment d’impuissance, une torpeur inhabituelle l’avait envahi. Des excuses, c’était tout ce qu’elle était capable de fournir. Elle se sentait pitoyable, inutile.
Elle ressentit une soudaine envie de fuir. Elle prit son sac, s’excusa une nouvelle fois et promis de revenir au plus vite. Ses pas s’étaient fait rapides, beaucoup plus sûrs. Elle avait besoin d’air frais. Elle étouffait. Ce retour dans le passé, dans son passé, l’avait étourdi. Elle avait besoin de sentir le monde réel, actuel, vibrer autour d’elle. Elle enclencha le contact et tailla la route.
Elle arriva rapidement au cabinet Dalloz. Elle aurait été incapable d’expliquer quelle route elle avait emprunté pour se rendre en ville si on le lui avait demandé. Elle n’était plus vraiment consciente de ses gestes. Elle subissait. Cet état d’impuissance, cette absence de contrôle sur elle-même, sur les actes qu’elle accomplissait la rendait folle et l’inquiétait tout à la fois.
« Paul ! Paul ! » s’exclama t’elle en entrant dans le cabinet. Un peu à l’écart, son fiancé se tenait la tête entre les mains.
« Hé ! Je me faisais du souci pour toi. Je n’arrivais pas à te joindre sur ton portable. » lança t’il à son approche.
« Mon téléphone ? Je crois,… je crois que je l’ai laissé au manoir. Ou dans la voiture…» bredouilla t’elle. « J’ai dû aller au Manoir,… pour Pierrick, pour Estelle, pour Mélanie » expliqua t’elle. Ses propos sonnaient comme des excuses. Pour se faire pardonner. Pardonner de l’avoir oublié, Lui. Son futur époux. L’homme qui allait partager sa vie.
« Comment te sens-tu ? »
« Comme quelqu’un qui vient de perdre son père. ». La phrase sonnait comme une sentence, les mots comme un couperet.
« Et toi ? » reprit-elle
« Mieux que toi je suppose. Même si j’ai toujours considéré Jacques comme mon père, j’imagine que la perte et le chagrin ne sont pas les mêmes. » dit-il d’un ton doux et posé.
Paul était rassurant. C’est ce qui lui avait plu dès le premier contact. Il était apprécié de tous, pour son légendaire calme, sa manière de désamorcer les conflits, son altruisme et sa générosité.
« Allons nous-en. » lança t’elle. « Maintenant ! »
« Je ne peux pas, Charlotte. Le Lieutenant Litec doit encore me poser des questions. Je dois rester. Il le faut. Il y en a encore probablement pour des heures. » déclara Paul. « Tu devrais partir seule. Faire un tour. T’oxygéner un peu. Puis tu rentreras au manoir auprès des tiens. Je t’appellerais une fois que ça sera fini. »
Paul savait toujours, en toutes circonstances, l’attitude à adopter, les paroles à prononcer. Elle pouvait se reposer sur lui sans problèmes.
« Tu as raison. C’est ce qu’il faut faire. Merci Paul… Je sais que ça ne doit pas être facile pour toi non plus. » répondit-elle dans un souffle.
Elle lui avait répondu que c’était ce qu’il fallait faire. Pas ce qu’elle avait envie de faire.
En sortant du cabinet, elle ressentit un besoin immense d’autonomie, d’indépendance,… Elle accusait le coup. Elle sentait le poids des responsabilités qui s’abattait sur ses épaules. Et pour quelques heures, elle ressentait la nécessité de faire autre chose que ce que l’on attendait d’elle en pareille occasion.
La faculté n’était pas très loin. Elle s’y rendit à pied. Le soleil l’aveuglait. Il faisait anormalement chaud pour un mois de mai.
Il y avait de la vie dans cette faculté. Un groupe d’étudiants la dévisagea à l’entrée. Il y a avait du bruit, des rires, de la foule,… Curieusement, cette vision lui fit grand bien. Elle vait besoin de sentir que la vie continuait, qu’elle reprenait son cours. Comme si de rien n’était. Comme si son père n’était pas mort.
Charlotte se dirigea instinctivement vers on bureau. Elle le partageait depuis presque 3 ans avec Laurianne. Une chargée de Travaux Dirigés comme elle. Très vite, elles étaient devenues amies. Charlotte avait beaucoup d’affection pour Laurianne. Elle était de ces gens qui apportent du soleil dans les cœurs. Toujours vive, pleine d’entrain, rieuse, et haute en couleurs, la jeune femme était appréciée de tous. Charlotte avait besoin d’une bonne dose de vie et elle savait que Laurianne lui en apporterait.
Elle frappa à la porte de son propre bureau. Elle entendit la chaise de sa collègue grincer puis la porte s’ouvrit. Sans un mot, Laurianne attrapa son sac et son portable referma la porte du petit bureau. Bras dessus, bras dessous, les deux jeunes femmes longèrent le couloir pour regagner la sortie. Tout d’un coup, Laurianne s’exclama « Café ! ». Et Charlotte sourit. Pour la première fois de la journée.
« Bien, tout n’est pas perdu. Tu sais encore sourire. Tu ne t’es pas mutilée, et le plus important, tu sais encore où me trouver, c’est plutôt bon signe. » continua t’elle.
« J’ai besoin d’un bon café moi ! ». Laurianne poursuivit son babillage. Elle agitait les mains, était volubile. Tout ce dont avait besoin Charlotte. D’un peu de futilité. Un instant de répit… avant de rentrer au Manoir.
Elles s’assirent à la terrasse d’un café. Laurianne cessa brutalement de parler. Elle sentait que c’était le moment de laisser son amie exprimer son chagrin. Et sans qu’elle comprenne trop comment cela était arrivé, Charlotte se mit à pleurer. Elle qui ne pleurait pas.
Elle avait pleuré le jour de la mort de sa mère. Elle s’en souvenait. Mais après cela, elle n’avait plus jamais pleuré. Jusqu’à aujourd’hui. Assise sur ces fauteuils inconfortables, sous le regard des passants médusés, elle s’était mise à pleurer. Combien de temps, elle ne le savait pas. Mais tout ce qu’elle savait, c’est qu’elle avait assez pleuré. Assez pour pouvoir rentrer au Manoir et faire bonne figure, assez pour avoir l’esprit plus clair, assez pour prendre des décisions importantes avec le recul et l’expérience nécessaires.
La nuit commençait à tomber sur la ville. Charlotte remercia son amie. Un simple regard suffit pour que Laurianne se sente rassurée quant à l’état émotionnel de son amie. Elle pouvait la laisser prendre le volant.
Les grilles s’ouvrirent. Il devait être 21 heures. Charlotte rentrait enfin au manoir. Elle poussa la porte d’entrée. Elle vit de la lumière dans le séjour. Estelle et Pierrick se tenaient debout, immobiles, comme figés.
L’arrivée de Charlotte sembla les soulager et leur permit de rompre un silence qui avait probablement était long et pesant.
« Vous avez mangé ? » demanda Charlotte.
« Non » répondirent-ils d’une même voix.
« Et Mélanie ? »
« Je l’ai faite manger puis je l’ai couché. Je n’ai pas eu la force de… » répondit Estelle.
Elle n’avait pas eu la force de lui dire qu’elle ne reverrait jamais plus son « papa ».
« Suivez-moi » coupa Charlotte.
Elle les emmena dans la cuisine. Et alors qu’ils restaient pétrifiés, incapables de faire quoi que ce soit, Charlotte ouvrit le réfrigérateur et y puisa de quoi préparer un encas. Elle avait repris le contrôle d’elle-même. Elle n’était plus la jeune femme paniquée et impotente qu’elle avait été le matin même.
A peine engloutie la dernière bouchée, elle se fit directive et les incita à aller se coucher. De toute façon, ils étaient épuisés. Ils regagnèrent rapidement leurs chambres respectives situées au 1er étage.
Charlotte inspecta la maison. Demain, il faudrait ranger. Elle parvenait de nouveau à se projeter dans l’avenir.
A son tour, elle rejoignit sa chambre. Estelle avait déposé sur son lit des draps propres et de quoi dormir pour la nuit. C’était une attention délicate. Une de celles que l’on oublie pas. Mais à peine couchée, Charlotte ressentit le besoin inexplicable de se rapprocher de son père. Il lui fallait entrer dans son bureau. C’était le bon moment.
Elle s’assit sur le vieux fauteuil de cuir de son père. Elle ouvrit le premier tiroir. Il était rempli de photos. Des photos en noir et blanc, des photos en couleur. Le passé, le présent. Visiblement, le contenu de ce tiroir n’avait pas semblé attirer les enquêteurs. Charlotte s’approcha de la bibliothèque de son père. De vieux livres à la reliure abîmée. Ils étaient la fierté de Jacques Dalloz.Grand collectionneur, il aimait les belles choses, les beaux livres, les éditions originales.
Au sol, plusieurs documents étaient éparpillés. Le Lieutenant Litec avait dû les juger sans importance. Un dossier relié assez épais, attira son attention. Et alors qu’elle s’était penchée pour le ramasser, elle s’arrêta à mi-chemin. Consternée n’était pas un mot assez fort pour décrire ce qu’elle ressentait à cet instant précis.
Il s’agissait d’une thèse. La thèse de son père ! Lui qui avait tant décrié la vocation universitaire de sa fille, lui qui avait affirmé que faire une thèse était une perte de temps,… lui-même avait rédigé une thèse. Le mystère s’épaississait un peu plus autour de son père.
Elle s’installa dans le fauteuil de Jacques Dalloz, et, comme en guise d’une relève, d’un relais, d’un passage de témoin, elle entreprit de lire l’œuvre de son père.
« Le scandale des Novelles ou la dénaturation du Code de Justinien ». Ainsi, elle n’avait fait que suivre les traces de son père en optant pour une thèse n Histoire du Droit. Les histoires qu’il lui racontait enfant, n’étaient en réalité que le reflet de la passion de cette matière qui l’animait depuis toujours. Mais pourquoi s’était-il opposé, lui qui aimait tant l’Histoire du Droit, à ce qu’elle suive ses traces, à ce qu’elle aille jusqu’au bout de ses ambitions universitaires ?
Le moins que l’on puisse dire, c’est que le titre de sa thèse était accrocheur et incitait au débat, à la polémique.
Elle s’attarda à la page des remerciements. Son père remerciait Frédéric Litec, « son ami dévoué et fidèle qui l’avait assisté dans ses recherches et lui avait offert un formidable bond dans le passé, un bond dans la Rome antique ».
Charlotte allait de surprise en surprise. Elle avait de tout temps pensé que son père n’avait aucune estime pour le travail de recherche qu’elle avait elle-même entrepris il y a 3 ans et c’était tout le contraire. Lui-même s’était lancé 35 plus tôt dans l’écriture d’une thèse. Et alors qu’elle les pensait ennemis de toujours, elle apprenait que Jacques Dalloz et Frédéric Litec avaient étudié ensemble. Ils avaient tous deux participé à l’écriture de cette théorie selon laquelle les Novelles, 4ème partie du Code Justinien, n’étaient en réalité que pure invention et ont été rajoutées bien après l’élaboration du Code pour justifier une politique particulière et satisfaire le pouvoir spirituel.
Charlotte s’était plongé dans la lecture de la thèse de son père. En une nuit, elle avait avalé quasiment l’intégralité de l’œuvre. Et alors qu’au dehors, le soleil pointait le bout de son nez, une sonnerie persistante éveilla Charlotte de sa torpeur. Elle se redressa dans le fauteuil et identifia la provenance du bruit. Elle ouvrit le dernier tiroir du bureau et reconnut l’agenda électronique de son père. Elle fut très étonnée que les enquêteurs ne l’aient pas embarqué avec eux lorsqu’ils avaient fouillé la pièce. Une petite icône en haut de l’écran clignotait. Apparemment, son père avait un rendez-vous ce matin très tôt. Un rendez-vous avec Frédéric Litec, son adversaire au barreau comme dans la vie…
La semaine prochaine, Charlotte partira sur les traces de son père et poursuivra les recherches qu’il avait entrepris des dizaines d’années plus tôt. Elle se rapprochera du Lieutenant Litec qui l’assistera dans ses investigations.
Mais la détermination de Charlotte à retrouver le « Trésor des Juristes », la véritable 4ème partie du Code de Justinien, se révélera être dangereuse pour les siens. Un des proches de Charlotte sera menacé de mort… Tam-Tam-Tam-Tam La suite au prochain épisode !
Pauvre Charlotte Dalloz, le début de l’histoire est triste… :’(

Mais cette fois, le cadre fictionnel est posé : place à l’action maintenant !
Intéressante l’idée de prendre des faits historiques comme base d’un complot, j’adore !
Avec un scénario aussi vaste et autant de personnages, tu vas pouvoir raconter beaucoup de choses en seulement 2 épisodes ! C’est bien, ça laisse présager de nombreuses péripéties à venir… ^_^
Bises.
PS : J’ai bien aimé l’intervention de Mlle Dépérété, tu l’as bien dépeinte, à ceci près qu’elle affectionne plutôt le thé au café ! ^o^
C’est vraiment très bien écrit. J’en viens à me demander si tu n’es pas la scénariste officielle de plus belle la vie
@A. Nonyme: c’est vrai que pour converger en deux épisodes, ça va pas être de la tarte. Mais peut-être que Charlotte a prévu une deuxième saison