Obsessions

Quand on rédige un mémoire, il peut parfois nous arriver de penser à de drôles de choses… Extraits choisis :

On envisage de prendre une assurance-vie pour son ordinateur, au cas où le traitre nous lacherait pendant la période de rédaction…

On envisage également de prendre une assurance pour le mémoire lui-même. Parce qu’il faut bien l’avouer, notre mégalomanie nous pousse à croire que le “chef d’oeuvre” que l’on est en train de rédiger (ou le crottin, ça dépend des périodes fastes et néfastes de rédaction) nécessite des précautions nécessaires pour le préserver des vols et autres risques hautement improbables…

On se surprend à compter le nombre de pages rédigées chaque jour…

On pense aux arbres qu’il va falloir abattre pour imprimer les 3 exemplaires de mémoire requis…

On s’étonne de penser aux futurs lecteurs de son mémoire (en l’occurrence son jury de soutenance) et  de se demander ce qu’ils vont penser de notre argumentation (génialissime ou nullisime, selon les périodes fastes et néfastes de rédaction) sur tel ou tel point.

On se fait peur également en extrapolant sur une soutenance future, envisageant les répliques entre les différentes protagonistes, les points de vue à défendre,… On devient progressivement schizophrène…

On s’agaçe aussi de constater que TOUT, absolument TOUT semble se ramener à son sujet de mémoire.

On s’agaçe encore plus quand nos proches nous font remarquer que “Non, il n’y a pas que “les valeurs morales dans la jurisprudence européenne” dans la vie, il y a la famille et les amis aussi”…

On réalise également que l’on est généralement “déconnectés de la réalité” pendant les quelques semaines que dure la rédaction… Preuve en est, vous ne savez pas à quoi ressemble votre boulangère, vous êtes incapables de résumer la conversation téléphonique que vous avez eu avec votre mère, vous ne vous souvenez plus de ce que vous avez mangé à midi…En revanche, vous pouvez citer quasiment mot pour mot le paragraphe que vous avez rédigé en début de semaine dernière…

On connaît les rayonnages de la bibliothèque universitaire par coeur. Plus besoin de consulter les indications pour se réperer et accéder aux revues. On peut facilement se retrouver entre les côtes “JP 248″ et “J5b”… Trooop fastoche !

On connaît  les endroits où les prises informatiques de la BU ne marchent pas et on est même capables d’en dresser une cartographie très précise.

On a constaté que les annonces de fermeture de la BU sont, au mot près, identiques. Et qu’ils trichent d’un quart d’heure sur l’horaire de fermeture normalement prévu…

Les étudiants qui “mémoirisent” sont donc infréquentables durant quelques semaines.  Avec un peu de chances, les pathologies susmentionnées disparaissent après un peu de repos. Dans les cas les plus graves (le mien en l’occurrence), la maladie risque de s’aggraver. En effet, le sujet poursuivant en thèse, il y a de forts risques de contamination de son entourage.

Vous voilà prévenus ! ;-)

One Response to “ Obsessions ”

  1. .

    et ben dis donc! ca donne envie tt ca…xD

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